Quelle signature/watermark pour quelle photo ?

Je vous ai déjà parlé des signatures sur les photos (aussi appelées watermark). S’il est conseillé de marquer ses photos lorsque l’on veut les distribuer sur internet, il faut aussi faire attention à son format: la signature doit être fonction de l’usage des images.

Dans l’absolu, la règle d’or (à mon sens) est de préserver la photo avant tout. Ce conseil peut paraître évident mais le web regorge de blog photos avec des signatures qui balafrent complètement l’image.  Une signature trop visible peut complètement gâcher la photo: vous avez passé pas mal de temps à la faire, ce serait dommage.

Quelques exemples

Voici quelques exemples de watermark. Il en existe beaucoup d’autres façons de signer des photos mais celles-ci sont les plus fréquentes.

Dans un coin

( Source photo:  Photo Libre )

  • Avantage: Discret, sobre et ne gène pas trop la lecture de l’image.
  • Inconvénient: un recadrage permet de supprimer la signature. Le texte peut être difficilement lisible en fonction des couleurs de l’image, il faut prévoir un texte capable d’être lu sur fond blanc ou noir.

La signature dans un cadre

  • Avantage: la signature s’ajoute à la photo sans la dénaturer.
  • Défaut: Un simple recadrage et la signature disparaît. L’ajout d’un cadre alourdit la photo en ajoutant des détails qui n’ajoutent rien à la lecture de l’image.

En transparence sur l’image

  • Avantage: très bonne protection contre l’utilisation frauduleuse de vos images
  • Défaut: Dénature très largement et risque de gêner la lecture de l’image

Ce genre de signature est, dans la plupart des cas, à proscrire. Bien sur, ça limite les risques de plagiat mais le résultat n’est vraiment pas très esthétique. Il faut mieux ne pas publier des photos que de les maquiller de cette façon.

Automatisation

Lors de la conception de votre signature, il est important de prendre en compte la façon dont vous allez l’appliquer. S’il vous faut une demi-heure pour signer chaque photo, ça risque d’être complexe à l’usage.

Il est important de trouver une signature qui ne soit pas trop longue à apposer sur vos images. Le must étant d’automatiser cette tâche. Vous pouvez utiliser des logiciels qui gèrent le traitment par lot ou utiliser des scripts pour Gimp ou Photoshop. Vous pouvez aussi ajouter une signature avec Picasa mais avec peu d’options de personnalisation.

Bilan

Le choix de la signature n’est pas anodin car elle représente votre marque. En fonction de vos besoins, c’est à vous d’adapter le message et la forme que vous voulez lui donner.

Pour une galerie personnelle, je conseille surtout de dégrader le moins possible la lecture de l’image en choisissant une signature la plus sobre et discrète possible.

Si le watermark permet d’ajouter une identité à votre photo, elle ne vous sauvera pas contre la copie de vos images. Comme nous l’avons déjà vu, il n’y a pas de méthode miracle contre la copie frauduleuse de vos photos.

A lire également

  • Cela dépend fortement de l’utilisation et des conditions de réalisation des photos.

    Sur un secteur très concurrentiel comme la photo d’actu et d’événements (de grande importance), il me semble nécessaire de bien protéger ses photos.
    Sans quoi les photos apparaissent rapidement sur des très nombreux supports recadrées et anonymisées (merci FB et autre).

  • Antoine

    Oui c’est vrai mais il ne faut pas que la signature gène trop la photo car elle perdrait tout son intérêt informatif. C’est un compromis à trouver. Pas simple…

  • Tout dépend de ce que recherche le photographe !

    S’il s’agit d’un portfolio, alors effectivement la signature ne doit pas dénaturer (ou très peu) l’image.

    S’il s’agit d’une photothèque destinée aux professionnels, la signature n’a aucune forme d’importance à leurs yeux : s’ils achètent les images, ils ne l’auront de toute façon pas 🙂

    C’est malheureusement aujourd’hui le seul moyen pour protéger un minimum ses clichés.

  • Antoine

    Le seul moyen mais malheureusement loin d’être infaillible…

  • Vincent

    Pour les traitements par lot, je vous conseil le logiciel BorderMaker qui est très pratique et simple à utiliser :
    http://www.bordermaker.nl/en/

  • Je vais jouer une peu sur les mots, mais signature et watermark ça n’est pas vraiment la même chose. La signature sert à marquer l’auteur, en théorie discrètement, alors que le watermark doit rendre l’image inutilisable.
    Si dans certaines situations ça peut se justifier, en actualité ou sur les banques d’images comme dit plus haut, mais pour 90% des amateurs, c’est juste le meilleur moyen de gâcher une photo.
    Je pique une citation dont j’ai oublié l’auteur : si on a besoin d’indiquer sur une photo qu’elle est à nous, c’est qu’on n’est pas assez bon !

  • Je ne suis pas d’accord : s’il fallait qu’un auteur soit reconnaissable par ses photos pour prétendre être bon, 99.999% des photographes professionnels de la Terre seraient très mauvais.

    Aujourd’hui le web c’est 100 milliards d’images en ligne. Je ne vois pas pourquoi des petits voleurs pourraient impunément utiliser MES photos sans que je puisse dire quoi que ce soit.

    Donc c’est filigrane (léger) sur les photos de mon blog, et prochainement, gros watermark sur la nouvelle version de mon site photo… destiné aux professionnels, pas aux particuliers !

  • Merci Antoine pour cet article (j’en parle sur mon blog en référant ton adresse). Ce point revient régulièrement et le plus surprenant est que certains photographes sont choqués quand on met une signature sur ses photos !?

  • Une signature me parait normal. Mais il faut qu’elle soit discrète en transparent.

  • Tout dépend de l’utilisation effectivement.

    Quelque soit le choix de la signature, elle est toujours visible, même dans une moindre mesure, et vient gêner la lecture de la photo.
    De plus avec les outils à disposition, soit elle est vraiment présente, soit facile à faire disparaitre, bref je ne pense pas que ce soit une vraie solution actuellement.

  • Je trouve intéressant qu’on mette en exergue la taille ou la visibilité de la signature, mais qu’on parle si peu du vol de la création d’autrui. Je préfère risquer de perdre un peu de visibilité sur les photos de mes proches ou mes créations préférées mais gagner un peu en sécurité et en protection. Ce qui est mal, c’est de piquer, pas de signer 😉

  • Sur notre blog photo, on a décidé de ne pas mettre de filigrane mais de proposer que du 800*600 au maximum. Ainsi la photo reste agréable à regarder sans toutefois être réellement exploitable pour une utilisation pro.

    • Antoine

      Sur 1point2vue, toutes les photos sont de taille réduite également pour les mêmes raisons. La signature permet juste de rappeller où on est 😉

  • Oui, j’y ai pensé aussi, et c’est valable pour les « belles photos ». Ce qui me pose problême, ce sont les photos de mes enfants, il y en a plusieurs qui sont parmi les plus belles que j’ai faites, j’aimerais les partager, mais je n’ai vraiment pas envie qu’elles soient utilisées par n’importe qui ou n’importe où.

  • même un 800*600 est exploitable pour illustrer un article … sur internet

  • …et même en magazine !

    J’ai une expérience en la matière (qui est actuellement en train de devenir une affaire qui se réglera devant un tribunal)

    Un magazine (presse magazine) m’a « emprunté » pas moins de 26 photos, et les a utilisées pour illustrer en tout une douzaine de pages, plus un tiers de couverture : le résultat, sans être extraordinaire (loin de là) est très correct.

    Précision : les photos faisaient 750×500 pixels !

    Ne croyez pas que des dimensions « modestes » vous protègent de la repompe et de l’utilisation commerciale : c’est totalement FAUX.

    Dans mon cas, c’est plusieurs milliers d’euros de préjudice (notamment par le fait que l’une des photos est unique – je n’en ai à ce jour pas trouvées d’équivalentes)

  • Philippe

    Dès l’instant qu’une image est sur internet, elle est susceptible d’être copiée. Pour ne pas risquer le plagiat, il ne faut pas choisir internet comme support. Mais il existe, parait-il, une façon de contourner le problème en ajoutant un calque transparent sur l’image ce qui aurait pour but d’empêcher le pompage de l’image proprement dite. Le voleur ne pompe que le calque. ne me demandez pas comment on fait ça sur Gimp ou Photoshop 🙂

  • Antoine

    @Philipe: cette technique était utilisée par Flickr dans son ancienne version. Il s’agit de placer une image transparente au dessus de l’image à protéger. Quand on fait « enregistrer sous » on enregistre l’image transparente.

    En fait ce principe est facilement contournable: En cherchant dans le code source de la page, on trouve facilement l’adresse complète de l’image. Sinon, il y a aussi la capture d’écran. Bref, il n’y a pas de méthode infaible.

  • Philippe

    Bonjour.
    Je fais remonter ce post sur les signatures.
    Avec GIMP il y a une autre possibilité de faire une signature discrète.
    Je suis tombé sur un vieil article de Calcyum.org.
    Le tuto était fait pour GIMP 2.3.14 mais depuis, le greffon proposé est par défaut sur la version la plus récente.
    Voici le lien, faites en bonne usage.
    http://www.calcyum.org/tutorial-gimp-proteger-images-watermark/

    Peut etre qu’Antoine pourrait nous faire un tuto inspiré de Calcyum pour être à jour sur le sujet.
    (Calcyum semble être à l’abandon).